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Mercredi 6 juin 2007

Il pleut, il mouille. Je me suis levé de très bonne heure, j’avais une idée, je voulais la mettre au clair. Hier, j’ai eu le metteur en scène du spectacle que nous écrivons avec Sébastien. Il adore ce que nous faisons, à deux ou trois merdes près. Nous devons continuer d’écrire, je l’ai dit, plus il y en aura, mieux ce sera, plus il y aura de choix. Le metteur en scène ne conservera qu’une vingtaine de textes. Si nous avons un choix de 40 ce sera idéal… Il veut prendre son temps pour monter un spectacle parfait, original et drôle. Il ne le présentera pas avant début 2008 à Paris. Mais après, c’est le genre de truc qui pourra se jouer durant un an, ou plus. Donc, tout roule de ce côté-là… Nous avons trouvé le titre : Il faudrait être fou pour déprimer plus !... Sébastien est en train de créer un site internet pour notre pièce Les subalternes. Elle se jouera à partir de septembre ; d’abord dans un petit théâtre jusqu’en décembre, puis dans un plus gros de janvier à avril 2008. Nous avons toujours eu un petit faible pour Les subalternes. Je vous rappelle que cette pièce est tirée du Procès de Kafka. Plutôt du film d’Orson Welles tiré du bouquin de Kafka. Mais dans la pièce, ce n’est pas Joseph K la vedette, ce sont les employés de la banque. Toute l’action de la pièce se déroule à la banque, dans le bureau commun des subalternes. Mais dans le film de Welles, la banque est également omniprésente. Si de fait Joseph K est souvent à son bureau, c'est moins pour y travailler que pour réfléchir à son procès  ce qui explique que la banque devienne le point de départ de Joseph K vers d'autres lieux en rapport avec son procès. C'est à la banque qu'il reçoit un coup de téléphone qui l'informe du jour et du lieu de son interrogatoire. C'est à la banque que son oncle l'incite à prendre un avocat pour se défendre ;  C'est à la banque qu'il décide de congédier Madame Huld. C'est à la banque, par l'intermédiaire d'un client qu'il apprend l'existence du peintre ; C'est à la banque qu'on lui demande de se rendre à la cathédrale…

Ce qui nous plaît chez Kafka, c’est évidemment l’absurde. Moi, ma version du Procès, c’est la traduction de Vialatte. Vialatte considérait Kafka comme un grand humoriste ; je suis d’accord avec lui. Un petit truc en passant : un type qui n’a jamais lu Vialatte ne mérite pas de vivre ! A voir illico presto : Association des amis d'Alexandre Vialatte

J’attends donc la première version du site réalisée par Sébastien… Le bouquin de Woody est finalement excellent ; une nouvelle m’a fait vraiment rire. A propos, Scarlett Johansson sera dans le prochain film de Woody !!!... Aujourd’hui, je vais bosser sur un nouveau texte ; ce que j’ai commencé à faire depuis plusieurs heures. Si tout va bien à midi j’aurai quelque chose de potable… Ce soir, je ne glande rien. Peut-être que j’irai à une réunion politique, pour soutenir mon député sortant… Il y a peu d’autres nouvelles. J’ai vu ce matin sur LCI que les terroristes de ETA veulent refaire sauter des bombes. ça m’a toujours paru incompréhensible (et très con) qu’un mec de 25 ans fasse une impasse sur sa vie pour aller passer deux ou trois décennies en prison, cela pour du vent, du vide, du queue dalle… Je sens qu’il est grand temps d’aller touiller un café !

 
filou.fournier@wanadoo.fr

 

 

Par Philippe Fournier - Publié dans : philippefournier
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Mardi 5 juin 2007

Hier, je n’ai pas beaucoup bossé ; je n’arrive plus à me concentrer convenablement. J’ai écrit un texte ; mais pas terrible finalement… Paris Hilton vient de commencer à purger sa peine au centre pénitentiaire de Lynwood, près de Los Angeles. Dans un peu plus de trois semaines, si elle fait preuve de «bonne conduite », l’héritière, condamnée pour avoir conduit en violation d’une suspension de permis, retrouvera la liberté. En attendant, le matricule n°9818783 devra partager sa cellule située dans une section spéciale, dire adieu à ses téléphones portables et se contenter d’un matériel de survie réduit : combinaison orange, brosse à dents, dentifrice, savon, peigne, déodorant, shampooing et matériel de rasage. On devrait plus souvent mettre en cabane nos chanteurs français, ce serait admirable… J’ai parlé de l’apiculteur qui est venu chez moi chercher des abeilles. Le voilà :


L’autre jour, j’étais parti m’acheter un bouquin, et j’ai découvert un nouveau Woody Allen ; des nouvelles. Je l’ai immédiatement embarqué avec moi ! C’est moins bien que Destins tordus, mais c’est très drôle quand même. Autrement, je lis Le procès d’Oscar Wilde publié par son petit-fils, Martin Holand. Sébastien est assez dingue d’Oscar, moi un peu moins ; mais j’adore le film avec Stephen Fry. En tout cas, Le procès d’Oscar, c’est formidable, très prenant… Cette semaine, Sébastien va assister à une répétition de Accrochez-vous à Paris. Le metteur en scène a viré le comédien mâle et l’a remplacé. Il était mauvais. Les filles, elles, sont excellentes. La pièce est toujours prévue pour septembre… Ce soir sur ARTE, il y a Jours tranquilles à Corfou, un film tiré des souvenirs d’enfance de Gerald Durrell, le zoologiste frère de Lawrence Durrell. C’est à 23H15 ; je pense le regarder. Avant, il y a toute la journée à remplir. Je travaille jusqu’à midi. Toujours pour le spectacle. J’irai sans doute voir Myriam ensuite. Je dois discuter avec elle de plusieurs problèmes majeurs. Ce que j’espère surtout, c’est d’avoir une conversation téléphonique avec le metteur en scène du spectacle ; je ne l’ai pas eu depuis vendredi dernier. Je veux savoir où nous en sommes. Quels textes sont convenables ? Quels sont ceux à supprimer ? J’ai l’impression que les textes « sexuels » sont à côté, pas très intéressants. Je suis convaincu que nous devons en écrire d’autres, que le choix soit plus important. Sébastien en a un peu marre. Ce que nous savons déjà, c’est que le metteur en scène souhaite quelque chose qui aille dans les sens de ce que fait Sébastien Thiéry (Dieu habite Düsseldorf). Pour nous, c’est facile, parce que ce fait Thiéry est proche de ce qu’ont fait Ionesco ou Beckett et que nous apprécions ces génies. Mais, évidemment, nous allons plus loin que Ionesco, par exemple, nous y ajoutons du Monty Python… Je vous rappelle que l’Horoscope de juin est en position : www.lirecreer.org/

Quant à mon ami Philippe, il a monté un site pour notre roman historique Cadillac : http://cadillacleroman.free.fr/index.htm

Et moi, maintenant, je vais prendre un bon café !


 

Par Philippe Fournier - Publié dans : philippefournier
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Vendredi 1 juin 2007

Je travaille toujours sur l’écriture d’un spectacle avec Sébastien. Nous avons écrit une trentaine de textes, nous continuons. Le spectacle n’en comprendra qu’une quinzaine, mais il faut avoir le choix, prendre les meilleurs… Hier, j’ai eu un problème avec des abeilles dans le jardin ; elles avaient fait un essaim. J’ai du faire intervenir un apiculteur pour les enlever… Je sais maintenant que le prochain bouquin de Yasmina Reza sortira le 24 août. L’attente sera longue… Hier, le Figaro a dressé une liste personnalités qui pourront éventuellement entrer à l’Académie Française dans les 20 prochaines années. Dans cette liste il y a des personnes que j’aime, d’autres que je méprise. Parmi ceux que j’aime, d’abord l’élite littéraire : Charles Dantzig, Benoît Duteurtre, Sylvain Tesson, Nicolas d’Estienne d’Orves, Yasmina bien sûr, Schmitt. Les autres : Nicolas Baverez, Voutch (je suis membre de son club de supporters), Paul-Marie Couteaux, Christophe Barbier, Arno Klarsfeld… Mais les autres me débectent. Marie Desplechin, une connasse, bobo, féministe, de gauche ; Laure Adler, beurk ! ; Azouz Begag, pauvre type ; Emmanuel Tod ; Olivier Assayas (réalisateur français, c'est déjà une insulte !)… Enfin, bon… Hier, Max Gallo a été élu. Formidable Max Gallo. J’ai toujours été de son côté depuis dix ans…  Mis à part ça quoi ? Ben pas grand-chose finalement. Cet après-midi, je vais aller m’acheter le bouquin de Jean d’Ormesson qui vient de sortir, Odeur du temps. Je le lirai très vite ; ce sont des chroniques. Je viens de terminer le nouveau livre de mon amie Gracianne Hastoy, des coups de gueule. C’est amusant, culotté, très malhonnête… Voilà. Je vais glandouiller jusqu’à 14 heures… L’horoscope de juin est en place sur le site LIRE ET RECRER :

www.lirecreer.org/

Par Philippe Fournier - Publié dans : philippefournier
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Jeudi 24 mai 2007

J’ai une heure de battements, j’en profite pour écrire quelques trucs sur ce blog… J’ai l’impression que le beau temps pointe son nez. Au fond, je m’en fous, je préfère l’automne et l’hiver. Mais bon, j’irai sans doute me baigner… Le boulot ? Avec Sébastien nous bossons encore et toujours sur le spectacle de sketches. Nous devons écrire beaucoup pour ne garder que le meilleur ; c’est comme quand on mange du steak avec du gras. D’ailleurs, tout à l’heure je dois avoir une conversation téléphonique avec le metteur en scène afin de savoir ce qui va et ce qui cloche. Ce n’est pas évident, il faut arriver à écrire des textes absurdes, avec 2 ou 3 personnages, en allant plus du côté de Ionesco que des Frères Ennemis… En ce qui concerne notre pièce de boulevard, nous l’avons finie après l’avoir modifiée, malaxée, changée environ cinquante fois. Eh bien, je vous annonce qu’elle sera montée dans les prochains mois (je ne sais pas quand précisément), dans un grand théâtre à Paris, sans doute le Déjazet. Et c’est Bernard Menez qui interprétera le rôle principal. Rien n’est encore signé, mais ça sent bon… A part ça, quoi ? Bof… Valérie (la traductrice en anglais de Björk) et son mari Brian viennent en France mi-juin. Nous allons boire des bières !!! Mon amie Françoise fêtera ses 80 ans le 16 juillet prochain. Il y a plus de 5 ans qu’elle nous dit qu’elle a 80 ans ; ce coup-ci c’est bon… Je vais très bientôt pondre l’horoscope de juin pour LIRE ET RECREER. Ce sera le dernier de la saison, après suivront deux mois de vacances. Tiens, ça me fait penser que je dois demander des photos à Rachel… Les vacances. C’est vrai que je suis pompé, ça me fera du bien. Il y a plus de deux mois que je n’ai pas fait une bouffe avec Gracianne et Jean, par exemple. Il va falloir y penser très fort ! Il me tarde les vacances mais il me tarde aussi la fin des vacances. Oui, en septembre, Les subalternes et Accrochez-vous seront à l’affiche à Paris. Trois mois à patienter, c’est longuet… Voilà, voilà. Je vais aller pisser, puis boire un café, ensuite j’appellerai Sébastien pour discuter sur un texte que nous espérons boucler aujourd’hui…

filou.fournier@wanadoo.fr

Par Philippe Fournier - Publié dans : philippefournier
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Mardi 22 mai 2007

Un autre extrait du spectacle :

Pompes funèbres.

L’action se déroule dans le bureau du président directeur général d’une société importante. Le président directeur général est assis derrière son bureau. Baxter entre…

BAXTER : Bonjour, Alvarez, je suis content de vous voir.
ALVAREZ : Bonjour monsieur le président directeur général.
BAXTER : Alvarez, voici 3 mois que vous êtes mon adjoint et mon plus proche collaborateur. Je vous ai choisi à cause de votre talent, de votre énergie et de vos compétences. J’étais très satisfait de votre travail.
ALVAREZ : Je vous remercie, monsieur le président directeur général.
BAXTER : Je n’ai pas été très présent durant ces 3 derniers mois. Et je constate que vous n’avez pas perdu de temps.
ALVAREZ : Le temps c’est de l’argent, monsieur le président directeur général.
BAXTER : Notre société est spécialisé dans les pompes funèbres depuis 40 ans déjà. Nous avons précisément quatre boutiques dans quatre villes différentes. Nous proposons un service mortuaire de haute qualité, et j’en suis très fier.
ALVAREZ : Oui, nous sommes très performants…
BAXTER : Vous avez pris des initiatives étranges et choquantes, Alvarez. Dans la première boutique, vous avez d’abord installé un salon de thé dans la salle attenante à celle de nos services monuments, caveaux, graniterie et marbrerie. Un salon de thé, Alvarez !
ALVAREZ : Oui, c’est innovant. Mais nos clients viennent commander un véhicule funéraire, ils boivent un thé, ils sont heureux.
BAXTER : Je peux le comprendre, bien que ce soit extrêmement osé… Mais dans la deuxième boutique, Alvarez !
Un sex-shop ! Vous avez partagé la boutique en deux en mettant un sex-shop ! Et vous avez changé l’enseigne : fleurs, couronnes et sex-toys !
ALVAREZ : C’est pour les veuves, monsieur le président directeur général…
BAXTER : Fleurs, couronnes et sex-toys ! C’est immoral, Alvarez !… Quant à la troisième boutique, est-ce que le bowling était vraiment nécessaire ? J’étais entrepreneur funéraire, je suis maintenant à la tête d’un salon de thé, d’un sex-shop et d’un bowling.
ALVAREZ : Et d’une agence de voyages spécialisée dans les Caraïbes, monsieur le directeur général…
BAXTER : C’est immonde, Alvarez ! Vous êtes un type monstrueux !
ALVAREZ : Les chiffres sont excellents, monsieur le président directeur général… Nous avons quadruplé nos bénéfices…
BAXTER : Mais nous n’avons enterré personne depuis 3 mois, Alvarez !

ALVAREZ : Les progrès de la médecine, monsieur le directeur général…

 

filou.fournier@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

Par Philippe Fournier - Publié dans : philippefournier
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